Wednesday, 4 July 2018

JUGEMENT DES TROIS JUGES DE LA COUR D’APPEL



HYDRO-QUÉBEC N’ACCEPTE PAS LE JUGEMENT DES TROIS JUGES DEMANDE DE SURSIS D’HYDRO-QUÉBEC AU JUGEMENT DE LA COUR D’APPEL DU QUÉBEC




Monday, 28 May 2018

DES EMBÛCHES POUR LES PETITS PROPRIÉTAIRES


La chamouchouane bout de l’ile.

La poursuite.



A l’automne 2015 plusieurs propriétaires ont toujours refusé de signer les droits de servitude de gré à gré et quittances proposées par Hydro Québec contre des sommes dérisoires. Certains disant simplement que si Hydro détient les droits qu’elle prétend elle n’a qu’a faire ce qu’elle doit faire. D’autres refusent l’accès a leur propriété. Hydro Québec choisit 21 propriétaires parmi ceux qui refusent de signer et décide de les poursuivre en justice prétendant détenir un droit clair de servitude.

Dans le monde juridique du Québec, les pratiques légales d’Hydro sont bien connues par les avocats et les Juges. Les avenues habituelles pour ceux qui poursuivent Hydro sont les suivantes.

1.      La moyenne de temps requis pour se rendre devant un juge est de 13 ans. Hydro multiplie les demandes de documents et prend du temps à répondre. Pendant ce temps, le poursuivant paie des Honoraires de 300$ / heure et plus alors qu’Hydro paie beaucoup moins avec ses avocats internes. Aussi, elle n’hésite pas à utiliser les fonds des contribuables pour faire respecter sa compréhension des lois.

2.      Il faut trouver un bureau qui ne soit pas en conflit d’intérêt avec Hydro. Puisqu’Hydro donne beaucoup de contrats externes intentionnellement, l’intérêt de la firme passera souvent avant celle du poursuivant.

3.      Les cours du Québec qui sont aussi payées par le Gouvernement sont très complaisantes envers Hydro par crainte de créer des précédents couteux. En cas de doute, le poursuivant perd. Si Hydro perd, l’appel est instantané et un autre 13 ans d’attente est requis.

4.      Si l’enjeu de la poursuite est majeur et en défaveur d’Hydro Québec, le Gouvernement émettra une loi ou en amendera une pour éliminer le risque de poursuite future.

En résumé, les pièges sont nombreux et il est beaucoup plus probable que le poursuivant s’épuise financièrement ou décède de vieillesse que de gagner une cause contre Hydro Québec.  

Devant cette menace d’avoir à payer des frais d’avocat pour se défendre, 13 propriétaires quittent la cause avant d’aller en cour supérieure et signent les documents convoités par Hydro. Pourtant deux avocats et 4 notaires consultés avant d’aller en cour sont unanimes ‘’ Hydro Québec ne détient aucun droit d’installer cette ligne chez vous ‘’. Hydro qui semble avoir préparé le coup légal d’avance, envoie deux briques remplies d’affidavits, de droits de servitudes expropriés légalement pour la Jacques Cartier Duvernay alors qu’elle mentionne à des centaines de reprises posséder ‘’ un droit clair ‘’ ?

Hydro demande une injonction interlocutoire afin de couper les arbres sur les propriétés avant le 30 avril 2016 afin de ne pas nuire à la nidification des oiseaux et des chauves- souris! L’Honorable Juge Pierre Nolet de la cour Supérieure du Québec met en doute le ‘’ droit clair d’Hydro Québec’’ mais accorde quand même l’injonction interlocutoire a Hydro basé sur la balance des inconvénients en ajoutant que si les propriétaires ont raison et qu’Hydro a des droits, les poursuivis défrayés plus tard pour la valeur des arbres coupés lorsque la cause sera entendue au fond sur les droits de servitude (avec plus de frais juridiques bien entendu  …). Pourtant, Pierre Nolet durant l’audience se lève les yeux au plafond et dit clairement ‘ s’il y a un droit quelque part, je ne le vois pas ‘’. Il rejoint ainsi les autres juristes consultés mais accorde quand même l’injonction a Hydro et lui permet de couper les arbres nuisibles.

Hydro qui a déjà coupé les arbres sur plusieurs propriétés, même avant le jugement, et en a volé aussi une partie sans aucune permission pour ses besoins de construction est plus heureuse que jamais de sa victoire. Elle coupe des arbres à l’extérieur du périmètre autorisé par le juge, en profite pour les trainer dans la vase, se déplace en débusqueuse dans la vase en laissant des ornières de manière à s’assurer que ce ne soit plus possible de se déplacer sur les propriétés. Laisse les souches et des amas de débris forestiers impossibles à franchir en VTT. Hydro punit les méchants propriétaires, pourquoi pas? Elle a tous les droits.

Mais si Hydro Québec ne détient pas de droit clair… que détient elle ? Comment expliquer que le juge Pierre Nolet ait fait fi des droits de propriété clairs en faveur d’Hydro Québec?  Quel est l’agenda secret d’Hydro Québec ?

A suivre…




Monday, 14 May 2018

UNE LIGNE QUI NE PORTE PAS LE BON NOM! INCROYABLE CAFOUILLAGE!


L’annonce du projet Chamouchouane Bout de l’ile, la ligne 735 Kv qui légalement n’existe pas.



Le 24 avril 2015, le premier Ministre Philippe Couillard , le ministre Pierre Arcand et le Président d’Hydro Québec Thierry Vandal annonçaient le projet de ligne a 735,000 Volts Chamouchouane Bout de l’ile. Ce projet se divise en deux sections. Le premier, un tronçon de 403 Km rejoint le poste Chamouchouane a Notre Dame de la Dorée au Lac St-Jean au nouveau poste Judith Jasmin qui sera construit à Terrebonne. Le deuxième un tronçon de 19 Km vient intercepter la ligne Jacques Cartier Duvernay au niveau de St Roch de l’Achigan et la détourner sur 19 Km vers le poste Bout de l’Ile.

Voici le video et l’article  de  l’annonce :


Ce qu’il faut savoir, c’est que la construction d’un tel projet est régie par plusieurs lois au Québec. Entre autres :

·         Le code civil

·         La loi d’Hydro Québec

·         La loi du régime des eaux

·         La loi de l’expropriation

·         La LQE ( Loi sur la qualité de l’environnement )

Par la suite on appellera la ligne 735 Kv de 403 Km tout simplement Chamouchouane Bout de l’ile alors qu’en réalité il s’agit la ligne Chamouchouane Judith Jasmin. Il ne s’agit pas d’un détail juridique anodin. Tous les documents légaux qui suivront réfèrent à la Chamouchouane Bout de l’ile … ligne qui n’existe pas !

Ainsi :

·         Les décrets Gouvernementaux demandés par Hydro Québec selon sa propre loi seraient invalides car ils ne portent pas les bonnes désignations des postes sources.

·         Les certificats d’autorisation délivrés par le MDDELCC, qui sont l’équivalent d’un permis d’opérer sont défectueux.

·         Les avis d’expropriation des terrains et résidences déposés au registre foncier requis pour le passage de la ligne ne valent rien légalement.

Mais ou étaient les nombreux avocats d’Hydro Québec ? A quoi pensaient les dizaines de Notaires qui ont rédigé des centaines de documents qui seraient légalement invalides alors que c’est leur responsabilité professionnelle de s’assurer de la validité des documents légaux.

Tout l’environnement légal du projet Chamouchouane Bout de l’ile à partir des décrets jusqu’aux expropriations en passant les permis de construction et d’opération pourraient être invalidés et à refaire. Comment Hydro Québec entend elle corriger cette bévue monumentale et à quel cout ?

A suivre…


LE BAPE S'INTERROGE SUR CETTE LIGNE, QU'IMPORTE HQ ET LE GOUVERNEMENT VONT DE L'AVANT!


Le BAPE de la ligne de la ligne Chamouchouane Bout de l’ile. Un passage obligé difficile à avaler.



C’est par obligation que le projet de ligne 735,000 Volts de la Chamouchouane Bout de l’ile d’Hydro Québec a été soumis au BAPE. La loi sur la qualité de l’environnement l’exige pour tout projet majeur pouvant avoir un impact sur l’environnement. Les audiences ont donc débuté le 10 Novembre 2014. Le processus, s’il est respecté, cherche à consulter le public et émettre des recommandations qui peuvent ultérieurement servir à bonifier les projets qui y soumis et encourager ainsi une meilleure acceptation sociale des projets. Plus de 300 consultations ont eu lieu.


Dans Lanaudière les rencontres ne se sont pas bien déroulées. Les rencontres ont été très houleuses. Déjà, 6 préfets de MRC de la région et plusieurs députés, dont Nicolas Marceau s’opposaient fortement au projet.


Il y avait des interrogations en regard du tracé choisi et des nombreux impacts environnementaux des lignes 735 Kv. Il faut dire que Lanaudière est déjà traversée par la Laverendrye Duvernay et la Jacques Cartier Duvernay. Les citoyens savaient donc à quoi s’attendre d’Hydro Québec et ses méthodes. Les attentes de la population étaient élevées lors de l’attente du rapport final du BAPE et tous espéraient que les recommandations émises seraient suivies par le Gouvernement et Hydro Québec.

Le 19 mars 2015, le commissaire chargé du projet remet son rapport.



M. Pierre Baril Président du BAPE écrit ceci :

‘’ La commission d’enquête a examiné le projet dans une perspective de développement durable. À cet égard, elle soumet à l’attention des instances décisionnelles concernées divers éléments qui nécessitent une réflexion et des actions avant l’émission éventuelle des autorisations gouvernementales. ‘’

Le commissaire en charge M. Michel Germain propose ceci :

‘’ Au terme de son analyse et après examen de l’information recueillie au cours de l’audience publique et de son enquête, la commission d’enquête estime que l’examen environnemental du projet de ligne à 735 kV de la Chamouchouane–Bout-de-l’Île, du Saguenay–Lac-Saint-Jean à Montréal, réalisé en vertu de la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement, devrait faire l’objet d’une pause, le temps que l’information supplémentaire soit acquise, d’autant plus que le promoteur dispose d’une marge de manœuvre.’’

Des avis et constats sont émis. Plusieurs sont considérés comme importants pour la population de Lanaudière bien que le rôle du BAPE ne soit même pas de vérifier la validité des documents soumis par Hydro Québec pas plus que ce n’est le cas du MDDELC avant d’émettre des certificats d’autorisation…


Par la suite, le Gouvernement du Québec choisi de faire fi de tous les avis et recommandations et décide d’aller de l’avant…. Quand même!

A suivre….