Tuesday, 12 November 2019
LA PROCUREURE GÉNÉRALE DU QUÉBEC, ME SONIA LEBEL, VOUDRAIT QU'HYDRO-QUÉBEC AIT PRÉSÉANCE SUR LE DROIT DE PROPRIÉTÉ DES QUÉBÉCOIS!
La Procureure générale du Québec, Me Sonia Lebel ne prend elle pas un grand risque en s'adressant à la Cour suprême du Canada, pour gommer les pratiques d'Hydro-Québec eut égard aux servitudes pour l'implantation de ses pylônes de transport et poteaux de distribution, et déclarées illégales par trois juges de la Cour d'appel du Québec?
Pourtant c'est une avocate de formation; ne devrait-elle pas savoir?
Dans sa requête signée par le sous-ministre associé du Ministère de la justice du Québec, Yan Paquette, Me Sonia Lebel y va d'une grande déclaration pour contrer un éventuel jugement défavorable de la Cour suprême du Canada: "l'interprétation et l'application des servitudes formant l'assise juridique du réseau de lignes à haute tension d'Hydro-Québec mettent en cause l'intérêt public et l'intérêt de l'État."
En d'autres mots, suivant une interprétation, Hydro-Québec avec ses pylônes aurait préséance sur le droit de propriété au Québec! Rien de moins! Et cela depuis une quarantaine d'années! Avant tout était parfait, tout était légal! Mais depuis le début des années 80, Hydro-Québec a adopté d'autres pratiques!
Me Sonia Lebel exige "une interprétation large et évolutive des servitudes"! Elle exige qu'on lui donne "la capacité contractuelle future de redéfinir de gré à gré....l'assiette de la servitude..."; au profit bien évidemment d'Hydro-Québec, qu'elle associe dans les circonstances, "..à l'intérêt public et l'intérêt de l'État."
Pour se justifier la Procureure générale du Québec, évoque le fait qu'"au fil du temps, on a mis en place au Québec, une sorte de "réseau" parallèle de servitudes"! Et cela au vu et au su des notaires, du syndicat de l'UPA qui représente les agriculteurs propriétaires, de la Régie de l'énergie, du Ministère de l'environnement, et bien sûr du Ministère de la justice du Québec! Tout ce monde n'aurait rien vu? Par complaisance, par aveuglément, ou par complicité? Ce sont là nos questions.
Dans son mémoire, la Procureure générale du Québec, monte le ton comme rarement l'a-t-on vu dans le passé, et s'attaque au jugement de la Cour d'appel du Québec qui selon elle: "s'avère incompatible avec la méthode observée par le gouvernement au cours des quarante dernières années pour accorder à Hydro-Québec les autorisations nécessaires au développement de son réseau." Selon elle "l'intérêt public commande d'anticiper le développement futur."
En conclusion, pour la Procureure générale du Québec, "L'approche retenue par la Cour d'appel pour appliquer et interpréter les servitudes apparaît indûment statique et formaliste, au point d'être incompatible avec la réalisation des objets de la Loi sur Hydro-Québec."
Dans cette cause, les sept propriétaires de Lanaudière verront: a) si la Cour suprême confirmera la jugement de la Cour d'appel du Québec qui a renversé le jugement de la Cour supérieure présidée par la juge Stéphane Sanfaçon (depuis nommé à la Cour d'appel); b) si les propriétaires qui ont vu Hydro-Québec s'installer avec ses pylônes pour une compensation symbolique et leurs droits présumément baffoués depuis quarante ans, seront au final indemnisés par le monopole d'État.
Si les neuf (9) juges de la Cour suprême du Canada, devaient donner raison aux sept (7) propriétaires de la région de Lanaudière, quel jugement les Québécois porteraient-ils sur l'intervention du Ministère de la justice du Québec dans ce dossier et celui de la Procureure générale du Québec, qui constituent la garantie ultime de la société de droit dans laquelle sont censés vivre tous les Québécois?
Me Sonia Lebel, pourra-t-elle être accusée de ne pas avoir observé la distance nécessaire vis-à-vis les comportements d'Hydro-Québec dans son approche avec les propriétaires qui accueillent les pylônes d'Hydro-Québec? Des servitudes dites "conventionnelles" peuvent-elles remplacer des servitudes avec droit d'expropriation comme c'était toujours le cas avant les années 80?
Les jurisprudences "québécoises" depuis 40 ans qui ont favorisé Hydro Québec, pourraient-elles contaminer le droit canadien? Voilà une des questions à laquelle le plus haut tribunal du pays, chargé de défendre le droit dans ce pays, devra répondre.
CLIQUEZ ICI POUR LE MÉMOIRE DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC (SONIA LEBEL PROCUREURE)
Wednesday, 23 October 2019
L'ASSOCIATION CANADIENNE CRAINT POUR SES MEMBRES ET REFUSE DE RÉPONDRE AUX QUESTIONS!
L'ASSOCIATION CANADIENNE DE L'ÉLECTRICITÉ, A DEMANDÉ D'INTERVENIR LE 10 DÉCEMBRE À LA COUR SUPRÊME DU CANADA À OTTAWA.
DANS SON MÉMOIRE (VOIR PLUS PAS: ICI CONSULTEZ LE DOCUMENT DE L'ASSOCIATION) ELLE ÉVOQUE DES PRINCIPES GÉNÉRAUX, COMME POUR "PRÉVENIR" LA COUR SUPRÊME DES CONSÉQUENCES DE SA DÉCISION.
CURIEUSEMENT ELLE NE DONNE AUCUN EXEMPLE PRÉCIS, NE DONNE LE NOM D'AUCUNE ENTREPRISE QUI AURAIT EU UN COMPORTEMENT SEMBLABLE À HYDRO-QUÉBEC, DONT LES SERVITUDES POUR LES LIGNES DE TRANSPORT D'ÉLECTRICITÉ (DITES CONVENTIONNELLES) OU L'ABSENCE DE SERVITUDES DEPUIS 40 ANS, ONT ÉTÉ DÉCLARÉES ILLÉGALES PAR UN JUGEMENT DE TROIS JUGES DE LA COUR D'APPEL DU QUÉBEC. (VOIR LE DOCUMENT PLUS BAS: ICI CONSULTEZ LE DOCUMENT DE L'ASSOCIATION).
NOUS AVONS DONC POSÉ 3 QUESTIONS À L'ASSOCIATION CANADIENNE DE L'ÉLECTRICITÉ, QUI SONT RESTÉES SANS RÉPONSES. (TOUTE LA CORRESPONDANCE APPARAÎT DANS LE DOCUMENT PLUS BAS: ICI CONSULTEZ LE REFUS DE L'ASSOCIATION DE RÉPONDRE AUX QUESTIONS).
VOICI CES QUESTIONS; TOUTES SIMPLES! ET RESTÉES SANS RÉPONSES.
DANS SON MÉMOIRE (VOIR PLUS PAS: ICI CONSULTEZ LE DOCUMENT DE L'ASSOCIATION) ELLE ÉVOQUE DES PRINCIPES GÉNÉRAUX, COMME POUR "PRÉVENIR" LA COUR SUPRÊME DES CONSÉQUENCES DE SA DÉCISION.
CURIEUSEMENT ELLE NE DONNE AUCUN EXEMPLE PRÉCIS, NE DONNE LE NOM D'AUCUNE ENTREPRISE QUI AURAIT EU UN COMPORTEMENT SEMBLABLE À HYDRO-QUÉBEC, DONT LES SERVITUDES POUR LES LIGNES DE TRANSPORT D'ÉLECTRICITÉ (DITES CONVENTIONNELLES) OU L'ABSENCE DE SERVITUDES DEPUIS 40 ANS, ONT ÉTÉ DÉCLARÉES ILLÉGALES PAR UN JUGEMENT DE TROIS JUGES DE LA COUR D'APPEL DU QUÉBEC. (VOIR LE DOCUMENT PLUS BAS: ICI CONSULTEZ LE DOCUMENT DE L'ASSOCIATION).
NOUS AVONS DONC POSÉ 3 QUESTIONS À L'ASSOCIATION CANADIENNE DE L'ÉLECTRICITÉ, QUI SONT RESTÉES SANS RÉPONSES. (TOUTE LA CORRESPONDANCE APPARAÎT DANS LE DOCUMENT PLUS BAS: ICI CONSULTEZ LE REFUS DE L'ASSOCIATION DE RÉPONDRE AUX QUESTIONS).
VOICI CES QUESTIONS; TOUTES SIMPLES! ET RESTÉES SANS RÉPONSES.
QUESTIONS.
1) Combien
d’entreprises au Canada, représentées par l’Association canadienne de
l’électricité sont dans la même situation qu’Hydro-Québec? Autrement
dit, combien d’entreprises ont interprété de la même façon les servitudes lors
de la construction de nouvelles lignes de transport d’électricité ailleurs au
pays? À ma surprise, vous n’identifiez aucune autre entreprise au Canada,
qui se serait comportée de la même façon qu’Hydro-Québec dans l’interprétation
des servitudes.
2) Au
Québec, 37,405 lots sont affectés par le jugement de la Cour d’appel du Québec
qui les a déclarées illégales. Au Canada, combien de lots ou de
propriétaires de lots, pourraient être affectés par des servitudes
« conventionnelles » du même type que celles d’Hydro-Québec, et
déclarées « illégales » par un jugement de la Cour d’appel du
Québec. Peut-on parler de 100,000, 200,000 ou plus de 300,000
citoyens canadiens qui auraient pu être privé de leurs droits à des
compensations lors du passage d’une ligne de transport ou de distribution
d’électricité?
3) Si le
jugement de la Cour d’appel du Québec est maintenu par la Cour suprême, quelles
seront les conséquences, pour les compagnies d’électricité au Canada?
ICI CONSULTEZ LE REFUS DE L'ASSOCIATION DE RÉPONDRE AUX QUESTIONS
ICI CONSULTEZ LE DOCUMENT DE L'ASSOCIATION
La question qu'on peut maintenant se poser est la suivante: est-ce que la Cour suprême du Canada pourrait par un jugement sans appel, autoriser les compagnies d'électricité au Canada, les constructeurs d'oléoducs, de gazoducs, etc. à adopter des pratiques semblables à celles d'Hydro-Québec au Québec depuis 40 ans, et déclarées illégales par un jugement de la Cour d'appel du Québec?
Est-ce que la Cour suprême pourrait avaliser un comportement délinquant selon le jugement de la Cour d'appel, depuis le début des années 80, et qui pourrait s'apparenter à un "abus de droit" de la société d'État du Québec à l'égard des propriétaires de 37,405 lots au Québec?
La Cour suprême a donné cinq (5) minutes le 10 décembre à l'Association canadienne de l'électricité, pour faire connaître son point de vue! Est-ce prémonitoire d'une décision de la Cour suprême qui pourrait confirmer les droits des propriétaires du Québec contre le monopole d'État?
Avec à la clé des compensations aux propriétaires de lots depuis 40 ans?
AUTRES DOCUMENTS DÉPOSÉS PAR L'ASSOCIATION CANADIENNE DE L'ÉLECTRICITÉ. ON NE LÉSINE PAS SUR LES MOYENS!
ICI Premier document.
ICI Deuxième document.
Thursday, 17 October 2019
UN JUGE DE LA COUR SUPRÊME, RÉCEMMENT NOMMÉ, ATTEND HYDRO-QUÉBEC!
Le juge Nicholas Kasirer a été nommé en août dernier à la
Cour suprême du Canada.
Il a été choisi parmi 12 candidats. Pendant 10 ans, il avait
siégé à la Cour d’appel du Québec, dans différents dossiers, du droit civil, au
droit constitutionnel.
Ce qu'on sait moins,
c'est que ce sont le Juge Nicholas Kasirer et les Honorables juges Marie
St-Pierre et Martin Vauclair, de la Cour d'appel du Québec, qui ont permis aux
gens de Lanaudière d'être entendu en Cour d'appel du Québec, devant laquelle
ils ont gagné contre les procureurs d'Hydro-Québec, en obtenant un jugement qui
a confirmé l'"illégalité" des servitudes d'Hydro-Québec sur 37,405
lots travers tout le Québec.
ICI POUR LE JUGEMENT DU JUGE ET DE SES COLLÈGUES
Il faut dire que les gens de Lanaudière venaient de loin. C’est
qu’ils avaient perdu à six (6) reprises devant la Cour supérieure du Québec.
Bien évidemment, tout le monde sait, qu’Hydro-Québec a les
moyens de multiplier les procédures judiciaires afin d'épuiser moralement et
financièrement les propriétaires de lots, qui avaient accueilli, contre leur gré, les pylônes d'Hydro-Québec,
pour la construction de la ligne de transport à haute tension, sur plus de 400
kilomètres, entre Chamouchouane et le poste Judith-Jasmin à Montréal.
Pour rappel dans ce dossier, le juge Nicholas Kasirer avec
ses deux collègues ont rendu 3 décisions favorables aux défendeurs, les propriétaires
de lots de Lanaudière.
D’abord ils ont statué, que le Juge Richard Sansfaçon de la
Cour supérieure avait commis une
erreur en rejetant la demande reconventionnelle pour les dommages causés aux
propriétés des lignes électriques alors qu'il n'était pas autorisé de prendre
cette décision.
Le juge Sanfaçon a depuis été nommé, à la Cour d’appel du Québec.
Le juge Sanfaçon a depuis été nommé, à la Cour d’appel du Québec.
Les trois (3) juges ont remis la demande
reconventionnelle sur la voie d'être
auditée apres le jugement de la Cour d'appel.
Enfin, ils ont autorisé que la cause des droits de servitude
soit entendue par la Cour d'appel du Québec, rejetant ainsi la demande d'Hydro
Québec.
Toute une leçon que les trois (3) juges ont donné à Hydro
Québec!
Il faut comprendre ici qu'une décision de la Cour d'appel du
Québec, peut être utilisée dans les autres provinces alors que les décisions
provinciales défectueuses sont susceptibles d’affecter durablement le droit,
non seulement du Québec, mais celui des autres provinces.
Les éloges à l'égard du nouveau juge de la Cour Suprême du Canada, Nicholas
Kasirer ne tarissent pas! C'est ce juge, qui à la Cour d'appel du Québec a pris connaissance du dossier de la ligne Chamouchouane Judith Jasmin, et a tranché en faveur des propriétaires contre Hydro-Québec. Les autres juges de la Cour Suprême risquent d'être bien informés!
LES "VICTIMES" DE LANAUDIÈRE, VONT POSER 4 QUESTIONS À HYDRO-QUÉBEC
Voici les informations que nous avons obtenues des défendeurs dans la saga de cette ligne de transport, qui fait problème, et qui risque, suivant le jugement de la Cour suprême, de causer encore plus de "dommages", que la jugement de la Cour d'appel du Québec, aux façons de faire d'Hydro-Québec, avec ses servitudes "illégales" ou "présumées", sur pas moins de 37,405 lots à travers le Québec et ce depuis 40 ans.
TEXTE OBTENU DES DEMANDEURS DANS LE DOSSIER QUI SERA ENTENDU À LA COUR SUPRÊME LE 10 DÉCEMBRE PROCHAIN.
Voici les 4 questions que nous poserons a la Cour Supreme afin que
tous les 37,405 propriétaires lésés par les agissements d'Hydro Québec depuis 40 ans puissent être indemnisés pour divers types d'occupation sans droit de servitudes en milieu agricole ou en milieu habité.
Si Hydro Québec croit ne pas pouvoir perdre plus que ce qu'ils ont
déjà perdu a la Cour d'appel du Québec à deux reprises, bonne chance! Les intimés se sont
présentés huit (8) fois en Cour à ce jour. Ils verront à s'assurer qu'Hydro Québec
rembourse chaque sou volé aux propriétaires.
- Des
équipements industriels désaffectés peuvent ils demeurer à perpétuité,
sans usage pour plus de 10 ans s’ils bénéficient d’une servitude légale
et que le droit de servitude n’est pas éteint ?
- La
servitude légale dont bénéficie les équipements désaffectés ne
devrait-elle s’éteindre après 10 ans pour forcer le démantèlement pour
des motifs environnementaux et le respect du droit de propriété ?
- La
désaffectation du tronçon de 50 Km de la ligne de transmission Jacques
Cartier Duvernay suivi de sa réaffectation au fonds dominant La Vérendrye
Duvernay et en permettre l’existence pour plus de 10 ans, ne constitue-t-elle pas un acte contraire à l’usage de la servitude originale ?
- La
réaffectation d’un tronçon désaffecté à un nouveau fonds dominant pour en
permettre l’existence et l’usage pour une période de plus de 10 ans, ne concrétise-t-elle pas, l’abandon dans les faits, de la servitude originale en plus de provoquer
l’extinction de celle-ci ?
La Cour suprême du Canada, a accepté cette cause et les Honorables juges auront la possibilité de mettre au point et de bonifier la jurisprudence dont elle a besoin pour régulariser tous les
occupations industrielles de services publics au Canada.
Nous nous assurerons que notre travail n'aura pas été fait en vain.
Les victimes d'Hydro Québec de Lanaudiere .
Monday, 14 October 2019
HYDRO-QUÉBEC MONTE À LA COUR SUPRÊME DANS LE DOSSIER DE LA LIGNE CHAMOUCHOUANE.
SOURCES D'HYDRO-QUÉBEC Consultez le document PDF ICI
MÉMOIRE D'HYDRO-QUÉBEC DEMANDERESSE
Consultez le document PDF ICI
Si la Cour suprême ne tranche pas en faveur d'Hydro-Québec, les conséquences pour la Société d'État risquent d'être majeures.
Ce paragraphe 56 dit tout! Imaginez, 37,405 lots sur lesquels, selon un jugement de la Cour d'appel du Québec, Hydro-Québec s'est "installée" illégalement depuis 40 ans sur des propriétés privés! Notamment celles des agriculteurs! L'UPA va-t-elle intervenir pour protéger ses membres qui auraient été victimes des installations des pylônes installés illégalement sur leurs terrains?
[56] Il suffit de multiplier ce cas par les dizaines de milliers de servitudes semblables détenues
par Hydro-Québec et par les multiples modifications qu’elle a apportées à son Réseau au cours
des 40 dernières années, pour constater l’ampleur du capharnaüm résultant de la décision dont
appel et la multiplicité des procédures judiciaires qu’elle est susceptible de générer. Hydro-
Québec soumet respectueusement que cette Cour doit intervenir pour préserver la stabilité des
droits réels afférents au Réseau, tels qu’interprétés et appliqués par les acteurs concernés depuis
maintenant plus de 40 ans, qui se voit sérieusement ébranlée par la décision dont appel.
Une véritable épée de Damoclès au-dessus de la tête d'Hydro-Québec! Hydro-Québec en est consciente; à preuve ce paragraphe 55 du mémoire d'Hydro-Québec à la Cour suprême.
[55] .......selon la Cour d’appel, que pendant tout ce temps Hydro-Québec aurait « fait usage de la ligne pour une fin autre que celle prévue à l’acte de servitude » et qu’elle doit maintenant « régulariser la situation » ... 37 ans après le fait.
L'aveu d'Hydro-Québec (pour ceux qui n'auraient pas encore compris) est sans détour; lisez dans son entièreté le paragraphe 1 du mémoire d'Hydro-Québec à la Cour suprême!
[1] Ce litige s’annonçait à l’origine comme un simple recours en injonction de l’appelante
(« Hydro-Québec ») visant à empêcher les intimés d’entraver la construction d’une nouvelle et
importante ligne de transport d’électricité à haute tension reliant les postes de la Chamou-
chouane, au Lac-St-Jean, et du Bout-de-l’Île, sur l’Île de Montréal (la « Ligne Chamou-
chouane-Bout-de-l’Île »). Il aura finalement mené à un arrêt sans précédent de la Cour d’appel
du Québec dont les conséquences risquent d’être néfastes sur l’ensemble du réseau d’Hydro-
Québec et qui met en péril le principe fondamental de la stabilité des droits réels sur lesquels ce
réseau est fondé.
Dans ce dossier, il se pourrait bien qu'Hydro-Québec, ait fait une erreur majeure: celle de poursuivre (demande d'injonction) un groupe d'irréductibles de la région de la Lanaudière!
Difficile pour un simple citoyen de poursuivre le monopole d'État, mais quand c'est le monopole qui vous poursuit, il faut bien se défendre! C'est ce qu'ils ont fait, et depuis ils enregistrent des victoires (Jugement de la Cour d'appel) qui vont mettre à mal, 40 ans d'interprétations des servitudes au Québec!
Peuvent-ils penser que la Cour suprême, va renverser la décision de la Cour d'appel? Et si oui, comment pourront-ils éviter, l'inévitable, c'est-à-dire d'être forcés de reconnaître qu'ils ont erré en matière d'interprétation du droit, d'interprétation des servitudes par Hydro-Québec, et la complicité des différents gouvernements du Québec (Lévesque, Johnson, Bourassa, Charest, Marois, Couillard).
Avec comme corollaire, possiblement, d'énormes compensations financières à la clé! Possiblement, des centaines de millions de dollars aux propriétaires de terrains, pour des pylônes installés "illégalement" depuis 40 ans, sur 37,405 lots au Québec!
Après tout, on aurait affaire ici, à l'installation de pylônes sur des terrains privés "sans autorisation et sans droits". Il ne s'agit pas ici d'une mince affaire! De là dire qu'il y a eut abus de droits , il n'y a qu'un pas! Autrement dit, Hydro-Québec s'est approprié de droits qu'ils n'avaient pas!
Si cela est confirmé par la Cour suprême, il s'agirait de la pire attaque contre le droit de propriété au Canada (servitudes)!
Après l'histoire des trop-perçus jamais remboursés, voilà que s'invite, l'histoire des pylônes implantés sans servitudes ou servitudes "étendues", mais dans les deux cas illégales!
Thursday, 13 September 2018
SERVITUDES ILLÉGALES SUR 37,405 LOTS DEPUIS 40 ANS! Désemparée par des jugements contre elle, Hydro-Québec s'adresse à la Cour suprême en tentant d'associer à ses façons de procéder les gouvernements Lévesque et Couillard. Elle attaque l'intégrité de la Cour d'appel, en l'accusant d'avoir fait ses "propres" recherche et se trompe puisque les documents avaient déjà été déposés à la Cour!
Les propriétaires de
Lanaudière s’opposent à une audition de la Cour suprême sur les servitudes d’Hydro-Québec
maintenant jugées illégales.
Hydro-Québec
va devoir relever un vrai défi pour être autorisée à plaider devant la Cour
suprême l’annulation de la décision de la Cour d’appel du Québec, qui vient de
statuer que, depuis près de 40 ans, la société d’état a fait un usage illégal
de droits de servitude sur 37,405 lots à travers le Québec pour ses lignes de
haute tension.
Les sept
propriétaires de terrains de la région de Lanaudière qui cherchent en vain à
être compensés depuis 2015, viennent de déposer une requête pour demander à la
Cour suprême de tout simplement refuser toute audience à Hydro-Québec. (1)
Déboutée trois fois,
mais encore en appel!
On se
rappellera que la société d’État a été déboutée au moins trois fois au cours des
derniers mois, et ce par au moins sept juges de la Cour d’appel dans différents
jugements.
Pour les
propriétaires dont les terrains jouxtent la ligne de transport de 400
kilomètres ou longent les 1000 pylônes
du poste qui s’étalent depuis Chamouchouane (Saguenay) jusqu’au poste Judith-Jasmin
(Terrebonne), «les prétentions
d’Hydro-Québec qu’elle détient un droit et qu’elle dispose du pouvoir
d’expropriation pour toutes les futures lignes de transmission après quarante
(40) ans …démontrent l’inexistence de ces prétendus droits…sur lesquels
Hydro-Québec peut se fonder pour faire de nouvelles constructions et de
nouvelles utilisations sur les terrains..." (2)
L’intégrité de la Cour
d’appel.
D’après ces propriétaires,
non seulement « la Cour d’appel n’a commis aucune erreur », mais
« Hydro-Québec doit régulariser sa situation et le seul remède est de
payer une compensation ».
Dans leur
mémoire de 20 pages où est justifiée leur opposition à la demande
d’Hydro-Québec d’être entendue par la Cour Suprême, les propriétaires de
Lanaudière qualifient la démarche d’Hydro-Québec de « tentative frivole et
non fondée » en vue « de gagner du temps au lieu de remplir ses
obligations" envers les propriétaires.
Pas de faute de la part
de la Cour d’appel.
Dans son
mémoire, la société d’État met carrément en doute l’intégrité de la Cour
d’appel, l’accusant d’avoir fait « sa propre recherche » sur le sujet
du décret et des plans qui l’accompagnent. Hydro-Québec va même jusqu’à
prétendre que ces faits « n’ont jamais été allégués ou mis en preuve par
les parties ». (3)
Or, toujours
selon les opposants, tous ces documents auraient été déposés devant le juge
Sanfaçon en première instance! Pourquoi une telle méprise d’une société d’État
qui emploie une quarantaine d’avocats et qui, dans ce dossier, a eu recours aux
services de deux maisons privées d’avocats, Délégatus et Blake Cassel &
Graydon. Invitée à commenter, Hydro-Québec a refusé notre proposition!
Hydro-Québec supportée
par les gouvernements Lévesque et Couillard?
Par
ailleurs, la société d’État, par l’entremise d’une nouvelle maison d’avocats au
dossier, soit Blake Cassel & Graydon, soutient que les gouvernements de
René Lévesque (1982) et de Philippe Couillard (2016), ont été associés aux
manœuvres d’Hydro-Québec qui sont maintenant jugées illégales.
« Il
est inexact et injuste » précisent les propriétaires « de tenter
d’inclure les autorités gouvernementales dans l’exclusion des terrains…puisque les
autorités du gouvernement se sont limitées à étudier les demandes telles que
soumises par elle. »
(1)Mémoire des 7 propriétaires.
(1)Mémoire des 7 propriétaires.
(2)
La
citation au complet : «les prétentions d’Hydro-Québec qu’elle détient un
droit et qu’elle dispose du pouvoir d’expropriation pour toutes les futures
lignes de transmission après quarante (40) ans de l’arrêté 3360-72 alors que
cet arrêté et les documents préparés par elle-même et qui sont énumérés au
paragraphe 22 de la décision de la Cour d’appel, démontrent l’inexistence de
ces prétendus droits et l’absence de tout pouvoir sur lesquels Hydro-Québec
peut se fonder pour faire de nouvelles constructions et de nouvelles
utilisations sur les terrains des intimé-appelants. »
(3) Mémoire d'Hydro-Québec. https://chamouchouane.blogspot.com/2018/08/memoire-dhydro-quebec-aupres-de-la-cour_27.html
(4) Article de Michel Morin sur le Mémoire d'Hydro-Québec à la Cour suprême.
https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=8876405096050086733#editor/target=post;postID=7634890071495871596;onPublishedMenu=allposts;onClosedMenu=allposts;postNum=3;src=link
(3) Mémoire d'Hydro-Québec. https://chamouchouane.blogspot.com/2018/08/memoire-dhydro-quebec-aupres-de-la-cour_27.html
(4) Article de Michel Morin sur le Mémoire d'Hydro-Québec à la Cour suprême.
https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=8876405096050086733#editor/target=post;postID=7634890071495871596;onPublishedMenu=allposts;onClosedMenu=allposts;postNum=3;src=link
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