Tuesday, 19 November 2019

ABUS DE DROIT, ABUS DE PROCÉDURE D'HYDRO-QUÉBEC; LE MÉMOIRE DES INTIMÉS.



ICI. POUR LE MÉMOIRE DES INTIMÉS CONTRE HYDRO-QUÉBEC


Devant la Cour suprême, Hydro-Québec aura fort à faire pour renverser un jugement de la Cour d'appel du Québec, 
qui stipule à l'intention du monopole d'État que: "les servitudes ne peuvent être interprétées ou étendues au-delà de ce qui a été autorisé par l'arrêté en conseil de 1972."


RAPPEL


Pour l'implantation de sa ligne de transport entre les postes de transformation de Chamouchouane au Lac St-Jean et le poste Judith-Jasmin dans la région de Montréal, le monopole d'État a forcé environ 300 propriétaires à accepter "ses" pylônes,  moyennant une compensation symbolique, sous le prétexte


qu'elle jouissait de "servitudes conventionnelles" distinctes des servitudes légales qu'elle détient réellement, comme celles des gazières, des pétrolières ou de Bell. 


Ce qu'il faut comprendre, c'est que depuis 1982, depuis pratiquement 40 ans, Hydro-Québec avec la complicité du gouvernement québécois,  a mis en place ce qu'elle appelle des "servitudes conventionnelles", différentes de celles qu'elle avait acquises par voie d'expropriation au début des années soixante-et-dix. 


Ces servitudes appelées "servitudes conventionnelles"  ont permis à Hydro-Québec de construire de nouvelles lignes sans indemniser les propriétaires, comme elle aurait été tenue de le faire avec des servitudes légales acquises par expropriation comme cela avait toujours été fait. 

Les victimes, ce sont les propriétaires québécois de 37,405 lots, non seulement de la région de Lanaudière ou du Lac St-Jean, mais  répartis sur l'ensemble du territoire québécois, ou l'on aurait implanté "illégalement" des pylônes pour la construction de lignes de transport électrique.


Pour mesurer l'ampleur du "désastre juridique" auquel est maintenant confronté Hydro-Québec devant la Cour suprême, ces 37,405 lots, c'est environ la moitié des lots sur lesquels le monopole d'État a installé ses pylônes dans toute son histoire avec ses lignes de transport d'électricité (environ 78,000 lots au total).

Voici ce qu'écrivent les avocats des 7 propriétaires de la région de Lanaudière: "Par ses pratiques Hydro-Québec cherche à créer deux régimes de servitudes; le premier est celui reconnu et établi par la jurisprudence et la doctrine en conformité aux dispositions législatives; un deuxième qui est différent, soit celui qu'Hydro-Québec pratique arbitrairement depuis 40 ans."


Et tout ça avec la complicité du gouvernement du Québec confirmé par l'intervention de la procureure-générale du Québec Me Sonia Lebel.

https://chamouchouane.blogspot.com/2019/11/la-procureure-generale-du-quebec-sonia.html (Mémoire de la procureur à la Cour suprême). 


"Ce régime parallèle de servitudes qu'Hydro-Québec cherche à créer en sa faveur avec l'appui de la procureure générale du 

Québec est inconcevable et inacceptable dans un système juridique tel que le nôtre, qui assujetti l'État et ses organismes aux mêmes dispositions législatives applicables aux personnes de droit privé en matière d'obligation."

Après les trop-perçus de 1,5G$ que refuse de rembourser Hydro-Québec et le gouvernement de François Legault, voici un nouveau chapitre de la société d'État,

qui refuse maintenant d'indemniser les propriétaires de terrains sur lesquels on construit des pylônes depuis 40 ans pour des lignes de transport.

L'APPEL EN COUR SUPRÊME.

Malgré un jugement de la Cour d'appel du Québec qui invitait Hydro-Québec à régulariser la situation, et à indemniser les propriétaires depuis 40 ans, la société d'État a refusé de le faire.

Elle plutôt choisi de dénoncer le jugement de la Cour d'appel du Québec, et Me Sonia Lebel, procureure-générale du Québec, vient même de se porter à la défense du monopole et ses façons de faire depuis 40 ans! Ses avocats témoigneront le 10 décembre prochain devant la Cour suprême à Ottawa.

Au nom de  l'"intérêt public", de l'"intérêt de l'État", de l'intérêt d'"Hydro-Québec", le droit de propriété n'existerait plus au Québec. Rien de moins! 


On en serait rendu là au Québec!


AUTRES EXTRAITS DU MÉMOIRE DES 7 INTIMÉS. 

Dans leur mémoire à la Cour suprême, les avocats des sept (7)  intimés résistants de Lanaudière qui ont dépensé environ 200,000$ pour défendre leurs droits à la jouissance de leur propriété,  écrivent: "...les modifications apportées à la ligne de transmission Jacques-Cartier-Duvernay sont illégales et non conformes aux actes de servitudes, et par conséquent, elle (Hydro-Québec) est tenue de régulariser la situation comme le lui a recommandé la Cour d'appel." 


Ils écrivent: "...Hydro-Québec ne possède pas un droit réel l'autorisant à réaliser une nouvelle ligne de transmission de 735 kV qui constitue un nouveau fonds dominant qui s'identifie entre les postes de Chamouchouane et Bout-de-l'Ile.
L'installation de cette nouvelle ligne de transmission a nécessité du déboisement, prise de possession de cultures annuelles, de nouvelles constructions et infrastructures, d'un plus grand nombre de pylônes, poteaux, haubans et tiges d'ancrage sur les terrains des intimés, ce qui justifie aussi le paiement des indemnités additionnelles en conformité à la loi et à son engagement prévu dans les quittances comme l'a noté la Cour d'appel au paragraphe 15 de son arrêt."


Comme la Cour d'appel l'avait noté: "Lorsque les formalités d'expropriation n'ont pas été suivies, l'expropriation est est illégale et le propriétaire peut exercer divers recours pour recouvrer sa possession." Or dans le cas qui nous occupe, il n'y a même pas eu d'expropriation, et Hydro-Québec a installé ses pylônes sur 37,405 lots au Québec sans servitudes obtenues légalement par expropriation!

Le mémoire des intimés à la Cour suprême fait aussi ressortir l'augmentation de la puissance moyenne transitée sur les lignes de transport avec "...des aggravations successives des paramètres environnementaux tels que des bruits et des champs magnétiques à de basse fréquence considérés comme concérigènes probables par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)."


"Il est décevant de constater à l'examen du mémoire de la procureur générale du Québec que celle-ci transforme les droits de servitude acquis par Hydro-Québec (1972) comme étant des droits absolus et supérieurs aux droits de propriété."


"L'attitude adoptée par Hydro-Québec dénote un manquement de respect pour le droit de propriété des citoyens protégés par l'article 6 de la Charte des droits et des libertés de la personne."











Friday, 15 November 2019

TWEETS DE MICHEL MORIN DANS CE DOSSIER


HYDRO-QUÉBEC SERVITUDES ILLÉGALES.  Au Québec 37405 lots sont affectés par des servitudes conventionnelles d'Hydro-Québec dénoncées par la Cour d'appel. Le 10 décembre la Cour suprême va entendre la cause. Les compagnies de tout le Canada sont inquiètes!
https://chamouchouane.blogspot.com/2019/10/lassociation-canadienne-de-lelectricite.html?m=1


SONIA LEBEL APPUIE  HYDRO-QUÉBEC devant Cour suprême! La garante des droits au Québec, veut gommer les pratiques d'un monopole qui depuis 40 ans, selon la Cour d'appel du Québec,  interprète "illégalement" les servitudes pour installer ses pylônes!
https://chamouchouane.blogspot.com/2019/11/la-procureure-generale-du-quebec-sonia.html?m=1



UN JUGE DE LA COUR SUPRÊME ATTEND HYDRO-QUÉBEC! Sa récente nomination à été saluée unaniment! Avec deux autres juges decla Cour d'appel, il a contribué à débouter Hydro-Québec avec ses servitudes et autorisé une poursuite en dommages contre le monopole.
https://t.co/noVyRHWqT1



HYDRO-QUÉBEC. Rendez-vous le 10 décembre à la Cour suprême! Une saga où HQ est assurée de perdre après avoir perdu en Cour d'appel pour avoir installé illégalement pendant 40 ans "ses" pylônes! Que d'obstacles ont rencontré les citoyens contre le monopole!
https://chamouchouane.blogspot.com/2018/05/des-embuches-pour-les-petits.html?m=1



HYDRO-QUÉBEC a construit une ligne de 403 kilomètres, avec 1000 pýlônes, et au coût de 1,5G$ avec un "faux" nom! Où étaient les quarante avocats d'Hydro-Québec! Et tous ces cabinets privés qui sont "largement" consultés par le monopole d'État?
https://chamouchouane.blogspot.com/2018/05/une-ligne-qui-ne-porte-pas-le-bon-nom.html?m=1

Tuesday, 12 November 2019

LA PROCUREURE GÉNÉRALE DU QUÉBEC, ME SONIA LEBEL, VOUDRAIT QU'HYDRO-QUÉBEC AIT PRÉSÉANCE SUR LE DROIT DE PROPRIÉTÉ DES QUÉBÉCOIS!



La Procureure générale du Québec, Me Sonia Lebel ne prend elle pas  un grand risque en s'adressant à la Cour suprême du Canada, pour gommer les pratiques d'Hydro-Québec eut égard aux servitudes pour l'implantation de ses pylônes de transport et poteaux de distribution, et déclarées illégales par trois juges de la Cour d'appel du Québec?

Pourtant c'est une avocate de formation; ne devrait-elle pas savoir?

Dans sa requête signée par le sous-ministre associé du Ministère de la justice du Québec, Yan Paquette, Me Sonia Lebel y va d'une grande déclaration pour contrer un éventuel jugement défavorable de la Cour suprême du Canada: "l'interprétation et l'application des servitudes formant l'assise juridique du réseau de lignes à haute tension d'Hydro-Québec mettent en cause l'intérêt public et l'intérêt de l'État."

En d'autres mots, suivant une interprétation, Hydro-Québec avec ses pylônes aurait préséance sur le droit de propriété au Québec! Rien de moins! Et cela depuis une quarantaine d'années! Avant tout était parfait, tout était légal! Mais depuis le début des années 80, Hydro-Québec a adopté d'autres pratiques!

Me Sonia Lebel exige "une interprétation large et évolutive des servitudes"! Elle exige qu'on lui donne "la capacité contractuelle future de redéfinir de gré à gré....l'assiette de la servitude..."; au profit bien évidemment d'Hydro-Québec, qu'elle associe dans les circonstances, "..à l'intérêt public et l'intérêt de l'État."

Pour se justifier la Procureure générale du Québec, évoque le fait qu'"au fil du temps, on a mis en place au Québec, une sorte de "réseau" parallèle de servitudes"! Et cela au vu et au su des notaires, du syndicat de l'UPA qui représente les agriculteurs propriétaires, de la Régie de l'énergie, du Ministère de l'environnement, et bien sûr du Ministère de la justice du Québec! Tout ce monde n'aurait rien vu? Par complaisance, par aveuglément, ou par complicité? Ce sont là nos questions.


Dans son mémoire, la Procureure générale du Québec, monte le ton comme rarement l'a-t-on vu dans le passé, et s'attaque au jugement de la Cour d'appel du Québec qui selon elle: "s'avère incompatible avec la méthode observée par le gouvernement au cours des quarante dernières années pour accorder à Hydro-Québec les autorisations nécessaires au développement de son réseau." Selon elle "l'intérêt public commande d'anticiper le développement futur."

En conclusion, pour la Procureure générale du Québec, "L'approche retenue par la Cour d'appel pour appliquer et interpréter les servitudes apparaît indûment statique et formaliste, au point d'être incompatible avec la réalisation des objets de la Loi sur Hydro-Québec." 


Dans cette cause, les sept propriétaires de Lanaudière verront:  a) si la Cour suprême confirmera la jugement de la Cour d'appel du Québec qui a renversé le jugement de la Cour supérieure présidée par la juge Stéphane Sanfaçon (depuis nommé à la Cour d'appel); b) si les propriétaires qui ont vu Hydro-Québec s'installer avec ses pylônes pour une compensation symbolique et leurs droits présumément baffoués depuis quarante ans, seront au final indemnisés par le monopole d'État.

Si les neuf (9) juges de la Cour suprême du Canada, devaient donner raison aux sept (7) propriétaires de la région de Lanaudière,  quel jugement les Québécois porteraient-ils sur l'intervention du Ministère de la justice du Québec dans ce dossier et celui de  la Procureure générale du Québec, qui constituent la garantie ultime de la société de droit dans laquelle sont censés vivre tous les Québécois?

Me Sonia Lebel, pourra-t-elle être accusée de ne pas avoir observé la distance nécessaire vis-à-vis les comportements d'Hydro-Québec dans son approche avec les propriétaires qui accueillent les pylônes d'Hydro-Québec? Des servitudes dites "conventionnelles" peuvent-elles remplacer des servitudes avec droit d'expropriation comme c'était toujours le cas avant les années 80?

Les jurisprudences "québécoises" depuis 40 ans qui ont favorisé Hydro Québec, pourraient-elles contaminer le droit canadien? Voilà une des questions à laquelle le plus haut tribunal du pays, chargé de défendre le droit dans ce pays, devra répondre. 


CLIQUEZ ICI POUR LE MÉMOIRE DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC (SONIA LEBEL PROCUREURE)



Wednesday, 23 October 2019

L'ASSOCIATION CANADIENNE CRAINT POUR SES MEMBRES ET REFUSE DE RÉPONDRE AUX QUESTIONS!

L'ASSOCIATION CANADIENNE DE L'ÉLECTRICITÉ, A DEMANDÉ D'INTERVENIR LE 10 DÉCEMBRE À LA COUR SUPRÊME DU CANADA À OTTAWA.

DANS SON MÉMOIRE (VOIR PLUS PAS: ICI CONSULTEZ LE DOCUMENT DE L'ASSOCIATION) ELLE ÉVOQUE DES PRINCIPES GÉNÉRAUX, COMME POUR "PRÉVENIR" LA COUR SUPRÊME DES CONSÉQUENCES DE SA DÉCISION.

CURIEUSEMENT ELLE NE DONNE AUCUN EXEMPLE PRÉCIS, NE DONNE LE NOM D'AUCUNE ENTREPRISE QUI AURAIT EU UN COMPORTEMENT SEMBLABLE À HYDRO-QUÉBEC, DONT LES SERVITUDES POUR LES LIGNES DE TRANSPORT D'ÉLECTRICITÉ (DITES CONVENTIONNELLES)  OU L'ABSENCE DE SERVITUDES DEPUIS 40 ANS, ONT ÉTÉ DÉCLARÉES ILLÉGALES PAR UN JUGEMENT DE TROIS JUGES DE LA COUR D'APPEL DU QUÉBEC. (VOIR LE DOCUMENT PLUS BAS: ICI CONSULTEZ LE  DOCUMENT DE L'ASSOCIATION). 



NOUS AVONS DONC POSÉ 3 QUESTIONS À L'ASSOCIATION CANADIENNE DE L'ÉLECTRICITÉ, QUI SONT RESTÉES SANS RÉPONSES. (TOUTE LA CORRESPONDANCE APPARAÎT DANS LE DOCUMENT PLUS BAS: ICI CONSULTEZ LE REFUS DE L'ASSOCIATION DE RÉPONDRE AUX QUESTIONS).

VOICI CES QUESTIONS; TOUTES SIMPLES! ET RESTÉES SANS RÉPONSES.

QUESTIONS.
1)        Combien d’entreprises au Canada, représentées par l’Association canadienne de l’électricité sont dans la même situation qu’Hydro-Québec? Autrement dit, combien d’entreprises ont interprété de la même façon les servitudes lors de la construction de nouvelles lignes de transport d’électricité ailleurs au pays? À ma surprise, vous n’identifiez aucune autre entreprise au Canada, qui se serait comportée de la même façon qu’Hydro-Québec dans l’interprétation des servitudes.

2)        Au Québec, 37,405 lots sont affectés par le jugement de la Cour d’appel du Québec qui les a déclarées illégales. Au Canada, combien de lots ou de propriétaires de lots, pourraient être affectés par des servitudes « conventionnelles » du même type que celles d’Hydro-Québec, et déclarées « illégales » par un jugement de la Cour d’appel du Québec. Peut-on parler de 100,000, 200,000 ou plus de 300,000 citoyens canadiens qui auraient pu être privé de leurs droits à des compensations lors du passage d’une ligne de transport ou de distribution d’électricité?  

3)        Si le jugement de la Cour d’appel du Québec est maintenu par la Cour suprême, quelles seront les conséquences, pour les compagnies d’électricité au Canada?


ICI CONSULTEZ LE REFUS DE L'ASSOCIATION DE RÉPONDRE AUX QUESTIONS


ICI CONSULTEZ LE DOCUMENT DE L'ASSOCIATION


La question qu'on peut maintenant se poser est la suivante: est-ce que la Cour suprême du Canada pourrait par un jugement sans appel, autoriser les compagnies d'électricité au Canada, les constructeurs d'oléoducs, de gazoducs, etc. à adopter des pratiques semblables à celles d'Hydro-Québec au Québec depuis 40 ans, et déclarées illégales par un jugement de la Cour d'appel du Québec? 


Est-ce que la Cour suprême pourrait avaliser un comportement délinquant selon le jugement de la Cour d'appel,  depuis le début des années 80, et qui pourrait s'apparenter à un "abus de droit" de la société d'État du Québec à l'égard des propriétaires de 37,405 lots au Québec? 


La Cour suprême a donné cinq (5) minutes le 10 décembre à l'Association canadienne de l'électricité, pour faire connaître son point de vue! Est-ce prémonitoire d'une décision de la Cour suprême qui pourrait confirmer les droits des propriétaires du Québec contre le monopole d'État? 


Avec à la clé des compensations aux propriétaires de lots depuis 40 ans?



Thursday, 17 October 2019

UN JUGE DE LA COUR SUPRÊME, RÉCEMMENT NOMMÉ, ATTEND HYDRO-QUÉBEC!


Le juge Nicholas Kasiner a été nommé en août dernier à la Cour suprême du Canada.

Il a été choisi parmi 12 candidats. Pendant 10 ans, il avait siégé à la Cour d’appel du Québec, dans différents dossiers, du droit civil, au droit constitutionnel.


Ce qu'on sait moins, c'est que ce sont le Juge Nicholas Kasirer et les Honorables juges Marie St-Pierre et Martin Vauclair, de la Cour d'appel du Québec, qui ont permis aux gens de Lanaudière d'être entendu en Cour d'appel du Québec, devant laquelle ils ont gagné contre les procureurs d'Hydro-Québec, en obtenant un jugement qui a confirmé l'"illégalité" des servitudes d'Hydro-Québec sur 37,405 lots travers tout le Québec.

ICI POUR LE JUGEMENT DU JUGE ET DE SES COLLÈGUES






Il faut dire que les gens de Lanaudière venaient de loin. C’est qu’ils avaient perdu à six (6) reprises devant la Cour supérieure du Québec.

Bien évidemment, tout le monde sait, qu’Hydro-Québec a les moyens de multiplier les procédures judiciaires afin d'épuiser moralement et financièrement les propriétaires de lots, qui avaient accueilli, contre leur gré, les pylônes d'Hydro-Québec, pour la construction de la ligne de transport à haute tension, sur plus de 400 kilomètres, entre Chamouchouane et le poste Judith-Jasmin à Montréal.

Pour rappel dans ce dossier, le juge Nicholas Kasirer avec ses deux collègues ont rendu 3 décisions favorables aux défendeurs, les propriétaires de lots de Lanaudière.


D’abord ils ont statué, que le Juge Richard Sansfaçon de la Cour supérieure avait      commis une erreur en rejetant la demande reconventionnelle pour les dommages causés aux propriétés des lignes électriques alors qu'il n'était pas autorisé de prendre cette décision.

Le juge Sanfaçon a depuis été nommé, à la Cour d’appel du Québec.

Les trois (3) juges ont remis la demande reconventionnelle      sur la voie d'être auditée apres le jugement de la Cour d'appel.

Enfin, ils ont autorisé que la cause des droits de servitude soit entendue par la Cour d'appel du Québec, rejetant ainsi la demande d'Hydro Québec.

Toute une leçon que les trois (3) juges ont donné à Hydro Québec!

Il faut comprendre ici qu'une décision de la Cour d'appel du Québec, peut être utilisée dans les autres provinces alors que les décisions provinciales défectueuses sont susceptibles d’affecter durablement le droit, non seulement du Québec, mais celui des autres provinces.




Les éloges à l'égard du nouveau juge de la Cour Suprême du Canada, Nicholas Kasirer ne tarissent pas! C'est ce juge, qui à la Cour d'appel du Québec a pris connaissance du dossier de la ligne Chamouchouane Judith Jasmin, et a tranché en faveur des propriétaires contre Hydro-Québec. Les autres juges de la Cour Suprême risquent d'être bien informés! 

LES "VICTIMES" DE LANAUDIÈRE, VONT POSER 4 QUESTIONS À HYDRO-QUÉBEC


Voici les informations que nous avons obtenues des défendeurs dans la saga de cette ligne de transport, qui fait problème, et qui risque, suivant le jugement de la Cour suprême, de causer encore plus de "dommages", que la jugement de la Cour d'appel du Québec, aux façons de faire d'Hydro-Québec, avec ses servitudes "illégales" ou "présumées",  sur pas moins de  37,405 lots à travers le Québec et ce  depuis 40 ans.





TEXTE OBTENU DES DEMANDEURS DANS LE DOSSIER QUI SERA ENTENDU À LA COUR SUPRÊME LE 10 DÉCEMBRE PROCHAIN. 

Voici les 4 questions que nous poserons a la Cour Supreme afin que tous les 37,405 propriétaires lésés par les agissements d'Hydro Québec depuis 40 ans puissent être indemnisés pour divers types d'occupation sans droit de servitudes en milieu agricole ou en milieu habité.

Si Hydro Québec croit ne pas pouvoir perdre plus que ce qu'ils ont déjà perdu a la Cour d'appel du Québec à deux reprises, bonne chance!  Les intimés se sont présentés huit (8) fois en Cour à ce jour. Ils  verront à s'assurer qu'Hydro Québec rembourse chaque sou volé aux propriétaires. 

    1. Des équipements industriels désaffectés peuvent ils demeurer à perpétuité, sans usage pour plus de 10 ans s’ils bénéficient d’une servitude légale et que le droit de servitude n’est pas éteint ?
    2. La servitude légale dont bénéficie les équipements désaffectés ne devrait-elle s’éteindre après 10 ans pour forcer le démantèlement pour des motifs environnementaux et le respect du droit de propriété ?
    3. La désaffectation du tronçon de 50 Km de la ligne de transmission Jacques Cartier Duvernay suivi de sa réaffectation au fonds dominant La Vérendrye Duvernay et en permettre l’existence pour plus de 10 ans, ne constitue-t-elle pas un acte contraire à l’usage de la servitude originale ?
    4. La réaffectation d’un tronçon désaffecté à un nouveau fonds dominant pour  en permettre l’existence et l’usage pour une période de plus de 10 ans, ne  concrétise-t-elle pas, l’abandon dans les faits,  de la servitude originale en plus de provoquer l’extinction de celle-ci ?

La Cour suprême du Canada, a accepté cette cause et les Honorables  juges auront la possibilité de mettre au point et de bonifier la jurisprudence dont elle  a besoin pour régulariser tous les occupations industrielles de services publics au Canada. 

Nous nous assurerons que notre travail n'aura pas été fait en vain.  

Les victimes d'Hydro Québec de Lanaudiere .


Monday, 14 October 2019

HYDRO-QUÉBEC MONTE À LA COUR SUPRÊME DANS LE DOSSIER DE LA LIGNE CHAMOUCHOUANE.






SOURCES
D'HYDRO-QUÉBEC Consultez le document PDF ICI




MÉMOIRE D'HYDRO-QUÉBEC DEMANDERESSE
Consultez le document PDF ICI


Si la Cour suprême ne tranche pas en faveur d'Hydro-Québec, les conséquences pour la Société d'État risquent d'être majeures.

Ce paragraphe 56 dit tout! Imaginez, 37,405 lots sur lesquels, selon un jugement de la Cour d'appel du Québec, Hydro-Québec s'est "installée" illégalement depuis 40 ans sur des propriétés privés! Notamment celles des agriculteurs! L'UPA va-t-elle intervenir pour protéger ses membres qui auraient été victimes des installations des pylônes installés illégalement sur leurs terrains?

[56] Il suffit de multiplier ce cas par les dizaines de milliers de servitudes semblables détenues
par Hydro-Québec et par les multiples modifications qu’elle a apportées à son Réseau au cours
des 40 dernières années, pour constater l’ampleur du capharnaüm résultant de la décision dont

appel et la multiplicité des procédures judiciaires qu’elle est susceptible de générer. Hydro-
Québec soumet respectueusement que cette Cour doit intervenir pour préserver la stabilité des
droits réels afférents au Réseau, tels qu’interprétés et appliqués par les acteurs concernés depuis
maintenant plus de 40 ans, qui se voit sérieusement ébranlée par la décision dont appel.

Une véritable épée de Damoclès au-dessus de la tête d'Hydro-Québec! Hydro-Québec en est consciente; à preuve ce paragraphe 55 du mémoire d'Hydro-Québec à la Cour suprême. 


[55] .......selon la Cour d’appel, que pendant tout ce temps Hydro-Québec aurait « fait usage de la ligne pour une fin autre que celle prévue à l’acte de servitude » et qu’elle doit maintenant « régulariser la situation » ... 37 ans après le fait.

L'aveu d'Hydro-Québec (pour ceux qui n'auraient pas encore compris) est sans détour; lisez dans son entièreté le paragraphe 1 du mémoire d'Hydro-Québec à la Cour suprême! 

[1] Ce litige s’annonçait à l’origine comme un simple recours en injonction de l’appelante
(« Hydro-Québec ») visant à empêcher les intimés d’entraver la construction d’une nouvelle et
importante ligne de transport d’électricité à haute tension reliant les postes de la Chamou-
chouane, au Lac-St-Jean, et du Bout-de-l’Île, sur l’Île de Montréal (la « Ligne Chamou-
chouane-Bout-de-l’Île »). Il aura finalement mené à un arrêt sans précédent de la Cour d’appel
du Québec dont les conséquences risquent d’être néfastes sur l’ensemble du réseau d’Hydro-
Québec et qui met en péril le principe fondamental de la stabilité des droits réels sur lesquels ce
réseau est fondé.

Dans ce dossier, il se pourrait bien qu'Hydro-Québec, ait fait une erreur majeure: celle de poursuivre (demande d'injonction) un groupe d'irréductibles de la région de la Lanaudière! 

Difficile pour un simple citoyen de poursuivre le monopole d'État, mais quand c'est le monopole qui vous poursuit, il faut bien se défendre! C'est ce qu'ils ont fait, et depuis ils enregistrent des victoires (Jugement de la Cour d'appel) qui vont mettre à mal, 40 ans d'interprétations des servitudes au Québec! 


Peuvent-ils penser que la Cour suprême, va renverser la décision de la Cour d'appel? Et si oui, comment pourront-ils éviter, l'inévitable, c'est-à-dire d'être forcés de reconnaître qu'ils ont erré en matière d'interprétation du droit, d'interprétation des servitudes par Hydro-Québec, et la complicité des différents gouvernements du Québec (Lévesque, Johnson, Bourassa, Charest, Marois, Couillard).


Avec comme corollaire, possiblement, d'énormes compensations financières à la clé! Possiblement, des centaines de millions de dollars aux propriétaires de terrains, pour des pylônes installés "illégalement" depuis 40 ans, sur 37,405 lots au Québec! 


Après tout, on aurait affaire ici, à l'installation de pylônes sur des terrains privés "sans autorisation et sans droits". Il ne s'agit pas ici d'une mince affaire! De là dire qu'il y a eut abus de droits , il n'y a qu'un pas! Autrement dit, Hydro-Québec s'est approprié de droits qu'ils n'avaient pas! 

Si cela est confirmé par la Cour suprême, il s'agirait de la pire attaque contre le droit de propriété au Canada (servitudes)! 

Après l'histoire des trop-perçus jamais remboursés, voilà que s'invite, l'histoire des pylônes implantés sans servitudes ou servitudes "étendues", mais dans les deux cas illégales!